Petits Potins Cousus Main

samedi 23 mars 2019

Rouen, Le temps des collections ... VII

La réunion des musées de Rouen organise depuis le 7 décembre 2018 et jusqu'au 19 mai 2019, la septième édition du temps des collections. 

Cette édition a pour thème la mode et le textile : Tissus, costumes, bijoux et plus encore. FASHION ! en est l'intitulé.

De l'antiquité, à nos jours, de nombreuses pièces y sont présentées. 

Les expos s'organisent ainsi : 

- Musée des Beaux Arts  - Elégantes et Dandys romantiques

- Musée de la Céramique - Vous avez dit bijoux ?

- Musée le Secq des Tournelles - Paco Rabanne, metallurgiste de la mode

- Musée des Antiquités - Belles d'Egypte

- Musée de la Corderie Vallois à Notre Dame de Bondeville - Du coton et des fleurs : textiles imprimés en Normandie

- Fabrique des savoirs à Elbeuf - Drap de Laine, de l'utile au sublime

Tous ces musées sont gratuits .....

 

Vous pourrez trouver des renseignements complémentaires sur 

musees-rouen-normandie.fr

Sur FB, Twitter et Instagram RMM_Rouen

 

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mardi 19 mars 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun ........ 8

Aucune certitude concernant l’auteure de cette broderie qui aurait été produite dans un hôpital psychiatrique près de Manchester aux USA. Le nom Bridget Cronnin ainsi que la date 1902 sont brodés à plusieurs endroits.

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C'est avec cette broderie que se termine la série. J'espère que vous serez tombés sous le charme de ces ouvrages et de leurs auteures.

Merci à celles qui se sont expriméees au fil des posts, merci à ceux et celles qui le feront. 

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vendredi 15 mars 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun ..... 7

Née d'une famille de paysans, dans la Lozère, en France en 1890, Marguerite Servins manifeste des troubles schizophréniques à 41 ans. Elle est admise définitivement à la site de ces crises à l'hôpital psychiatrique de Saint Alban.

Treize années plus tard, elle commencera à dessiner, faire de l'aquarelle et broder.

Pour les broderies, elle utilisera des morceaux de chiffons, des draps comme support et déchiquettera d'autres chiffons de différentes matières coton, soie, laine, .. pour se constituer des palettes de couleurs de "fils". 

Son oeuvre majeure est une robe de mariée, destinée à un jour de noces imaginaire... Elle décèdera en 1957, deux ans après avoir cesse toutes activités créatives.

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lundi 11 mars 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun ...... 6

En 1948, une jeune femme de 28 ans, est internée à l'hôpital de knoxville , Tennessie. Une ancienne infirmière s'est souvenue de cette jolie jeune femme rousse au teint pâle, incarcérée plus qu'hospitalisée, compte tenu des conditions de soins dans les hôpitaux psychiatriques de l'époque. Son mari et ses voisins trouvaient son comportement menaçant. Son dossier médical étant quasi-perdu, nous n'en saurons pas plus. Elle est "connue" sous le pseudonyme de Myrllen.

Durant Sept années, après avoir obtenu une aiguille à coudre et des ciseaux emoussés, elle va déchiqueter des chiffons pour se créér une palette de fils de couleur à  partir desquels elle va créer plusieurs vêtements brodés d'images et de textes.  Dédaignée par le personnel de l'hôpital "Elle coud sans but,    ......n'est pas productive.",  ces ouvrages comme son dossier, ont été pour la plupart perdus. 

Il ne resta aujourd'hui que deux pièces, un foulard et un manteau. 

Voici le manteau brodé de nombreux points et de façon très créative afin de donner vie et réalisme aux éléments brodés comme la texture de cheveux, le grain du bois , .....

 

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mercredi 6 mars 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun ...... 5

La patiente Adélaîde V Hall venait d'une famille de 8 enfants. On ne connait pas vraiment les raisons de son internement psychiatrique à l'hôpital Saint -Elisabeth de Washington (1918). Elle aurait souffert de mélancolie, de dépression, de troubles bipolaires, de délires et d'hypochondrie...

Née dans une famille pauvre, sa mère meure alors qu'elle est toute petite. Sa soeur ainée prend en charge la maisonnée mais rapidement la quitte pour fonder sa propre famille. Adélaîde, encore petite, se retrouve à assumer cette charge.

Les autres frères et soeurs ne semblent pas occuper un rôle important dans son enfance, sauf une autre soeur qui partage son lit avec elle et son père alcoolique. Elle a affirmé avoir eu des relations sexuelles avec son père.

Quand Adélaîde a 13 ans, sa soeur ainée l'emmène vivre avec elle. Elle y deviendra amoureuse de son beau-frère. On sait qu'elle aura des relations avec des hommes mariés, qu'elle sera infectée par la Syphilis et qu'elle n'aura pas d'enfants.

Sur cette pièce de crochet apparaissent des figures identifiées par des lettres et des chiffres collées. Il y a également d'autres éléments non textiles, une sorte de coquille d'oeuf placée sur la tete d'un personnage avec des organes génitaux bien en vue. Elle a appris  coudre et à confectionner des robes.

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samedi 2 mars 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun ...... 4

Cette broderie du 19ème Sciècle est unique en son genre. Elle est la confession d'une jeune fille anglaise qui raconte sa jeunesse de façon austère et poignante. 

Née en 1813, de parents ouvrier et enseignant dans une école caritative,  Elizabeth Parker vit dans cette famille de 11 enfants jusqu'à ses 13 ans. Puis elle entre en service en tant que gardienne d'enfants. Elle décrit alors les épreuves qu'elle a du surmonter, ses faiblesses et ses péchés. Ses employeurs la traite "avec une cruauté trop  horrible pour en parler". Son désespoir ne fait que croître et elle songe à se suicider. "De quelle manière puis je me tourner, où dois je fuir pour trouver le seigneur, misérable que je suis, ...... ce qui va devenir, ce que je vais devenir." Le texte s'arrête brusquement ....

Ses écrits sont minutieux.  Ses lettres formées par de petits points de croix au fil rouge vif sur toile de lin démontrent son habileté à broder. Le contenu de son texte qui forme un échantillonneur révèle l'etat psychologique désespéré de cette jeune fille.

Toutefois, des recherches ont permis de découvrir qu'elle n'était pas morte jeune et seule. Tout comme sa mère, elle est devenue enseignante à l'école de charité d'Ashburham, dans son village d'origine. Dans les années 1850, elle a pu s'installer dans les hospices du même nom où elle a vécu jusqu'à son décès le 10 avril 1889. Elle ne s'est jamais mariée et n'a pas eu d'enfant amis elle a élevé la fille d'une de ses soeurs jusqu'à ce que celle ci atteigne ses 20 ans. Elizabeth aurait donc vécu entourée de sa famille, dans de bonnes conditions.

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mardi 26 février 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun ......3

En 1782, Anna Margaretta Brereton epousa son cousin John Brereton dans le Norfolk (Angleterre). De leur union naitront huit enfants. Elle eut trois enfants morts nés puis en 1786 naitra son fils ainé John. Ce fils meurt à lâge de 14 ans des suite d'une fièvre. 

A la suite de cet évènement tragique, elle sombre dans une profonde dépression. Alors qu'elle pleure le décès de son fils, elle se confine dans sa chambre à coucher et se lance progressivement dans la confection de rideaux, cantonniere, couette et autres pour son lit à baldaquin. Elle mobilise toute sa concentration sur la conception et la réalisation des ces pièces aux motifs complexes : des héxagones et de la broderie perse. Il semble que la famille et les amis aient encouragés ce projet en lui offrant des chinz. 

Elle y travaille en continu de 1801 à 1805, jusqu'à ce que son moral lui permette de reprendre le cours de sa vie.

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vendredi 22 février 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun .....2

Des fragments de sa vie ont été trouvés dans les registres des recensements de l'époque qui se faisaient tous les 10 ans. Elle apparait en 1841, avec sa famille qui réside alors à Beccles dans le Suffolk, en Angleterre. Au suivant, la famille au complet réside à Seymour Place. En 1861 la famille est à Great Yarmouth mais il manque sa soeur qui a épousé un veuf avec deux enfants. En 1871, elle réside toujours chez ses parents mais tous ses frères er soeurs sont partis. La même année, son père décède et elle part vivre avec sa mère à Crown Road. Elles resteront ensemble à cet endroit jusqu'au décès de la mère à 86 ans. 

C'est ainsi que la vie de Lorina Bulwer a débuté. Puis, au recensement de 1901, elle est résidente de Great Yarmouth Workhouse. Il semble qu'elle y soit entrée volontairement.

A cette époque, ce lieu comprenait 516 "détenus" qualifiés de fous dont 59 femmes. Toutefois, cet établissement pouvait parfois constituer un recours aux personnes et aux familles qui ne pouvaient subvenir à leurs besoins, une situation préférable à la misère extérieure. On pouvait s'y faire soigner et même y finir ses jours, ce qui avait fait naître une croyance que de cette maison, on ne sortait jamais alors que des gens y allaient et revenaient au gré de leurs besoins. Quelques archives ont survécus à la guerre.

Lorina semble être décédée de la grippe en 1917. Elle serait restée dans cette maison une vingtaine d'années.

Durant ces années, elle a brodé la vie, les noms, les évènements des personnes qui partageaient sa vie, sur des sortes de bandes textiles. Peu de ces échantillonneurs ont été retrouvés. Les plus grands mesurent plus de 3m de long chacun et sont entièrement recouverts de ces textes.

Grâce aux registres, on a pu situer son travail par la concordance des noms cités. En calculant le nombre de jours entre les évènements brodés, on peut penser qu'elle pouvait broder 3 lignes par jour et qu'elle aurait pu en faire 2 par an (sachant que les longs echantillonneurs ont pris 110 jours à être réalisés).

 

 

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lundi 18 février 2019

Femmes du commun aux ouvrages hors du commun........1

Elle était une couturière allemande de l'ère victorienne. Elle a été internée aux environs de ses 50 ans, à la demande de son père et de ses frères, suite à plusieurs épisodes délirants aigûs. A l'hopital psychiatrique de Heidelberg, où elle est internée, elle sera diagnostiquee comme paranoîaque et restera incarcérée pour le reste de ses jours dans ce même hopital , soit environ 26 ans. 

Agnès Richter (1844 - 1918) est cette personne. Pendant ces années d'incarcération, elle a cousu et brodé une petite veste en laine brune et lin qui lui a survécu et nous est parvenue. Cette veste , faite de divers éléments, porte des taches de transpiration, un dos piqué qui pouvait contenir une malformation physique et est recouverte de textes brodés en trois couleurs, rouge, orange et blanc. Des fragments de textes ont pu etre déchiffrés mais ils restent, pour beaucoup, difficiles à lire. Parmi ce qui est "lisible", on a trouve ces phrases  "je ne suis pas grand", "je souhaite lire", "je me plonge tete baissée dans le désordre" , .... et son numéro d'internement 583M.....

La vie dans les asiles allemands de cette époque était très règlementée :

- Pour les hommes, les travaux sur le terrain, les fabrications de chaussures, de meubles dans les ateliers, ...

- Pour les femmes, le nettoyage, la couture, le tricot, le blanchiment des uniformes et des textiles des établissements, ...

La veste a été trouvée par Hans Prinzhorn, psychiatre et historien d'art. Il va étudier les oeuvres des malades mentaux en s'opposant à la pensée de l'époque qui place cette production comme des traces de la dégradation et de la destruction de la psyché des malades mentaux, une sorte de musée des horreurs.

Il y voit au contraire une expression positive de la partie saine du patient. Il prend le parti de comparer ces oeuvres avec des dessins d'enfants, des oeuvres de primitifs, des artistes modernes :  Les oeuvres des malades s'apparentent bien aux primitifs et aux dessins d'enfants !

Grâce à son travail, des artistes et intellectuels de l'époque seront nombreux à être fascinés par les productions de l'art des malades mentaux que l'on nommera plus tard "Art Brut". Des ateliers d'ergothérapie seront introduits dans la plupart des établissements psychiatriques et la perception de ces travaux sera transformée. Il a donné à ces oeuvres hors du commun, une autre dimension.

Compte tenu de la particularité des oeuvres que je souhaite partager pour quelques posts avec vous, je ne pouvais pas, ne pas vous les situer dans leur contexte......

 

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samedi 26 janvier 2019

Elle dessine avec des aiguilles....

Elle est italienne et se nomme Annalisa Bollini....

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